Né Bodoua Vinny Eymard Ray-Stéphane à Treichville (cité Douane du Pont, aussi appelée cité policière), Vinny Koktel grandit entre plusieurs quartiers d’Abidjan, Koumassi et Abobo notamment. Son premier contact avec la musique remonte à ses 8-9 ans, au sein du groupe musical de l’école du dimanche de son église. Il écrit son premier texte en 2013, année où il fonde avec des amis de quartier Izy Boyz, groupe né de l’envie d’enjailler Treichville dans un environnement musical alors largement dominé par le coupé-décalé, le zouglou et le reggae. Face à un accueil dépassant leurs attentes, le groupe devient ADN 225, puis KOKTEL au moment de la rencontre avec leur premier producteur, un changement de nom qui acte à la fois une volonté de professionnalisation et leur polyvalence sonore.
Vinny Koktel prend la décision de se lancer en solo au dernier trimestre 2024 et démarre réellement sa carrière individuelle en janvier 2025. Il cite La Fouine, Booba, Youssoupha et Gims parmi les artistes qui ont nourri sa vocation. Sous le nom Vinny Koktel, il développe le « Zuglu pop », une fusion assumée entre zouglou, rap et afrobeat, pensée pour parler directement à la jeunesse locale dans un langage accessible. Il revendique une identité hip-hop qu’il refuse de restreindre à un genre unique, se définissant comme un artiste capable d’associer toutes les sonorités qui « sonnent bien ». Il participe à la dynamique collective ABIDJAN SUD TAPE, aux côtés d’artistes de Treichville, Marcory, Port-Bouët et Koumassi.
Discographie
Inscription culturelle
Entrée dans la musique dès 8-9 ans via la chorale d’église, premier texte en 2013, freestyles quotidiens à Treichville dans un environnement dominé par le coupé-décalé et le zouglou. Il revendique explicitement une identité hip-hop (« je suis un artiste Hip-hop ») et cite des références solides (La Fouine, Booba, Youssoupha, Gims). L’ancrage est réel et antérieur au tournant pop-danse.
Cohérence artistique
Le fil est traçable (Izy Boyz → ADN 225 → KOKTEL → solo), motivé par la professionnalisation et la polyvalence musicale. Mais sa réponse sur le sens du virage (« rien inh franchement c’est que de la musique ») reste évasive et affaiblit la lisibilité de sa vision artistique actuelle.
Effort d’expression
Freestyles réguliers, écriture depuis 2013, un talent identifié tôt pour les refrains (source du surnom « petit Maître Gims »). Les réponses restent cependant courtes et ne démontrent pas une réflexion approfondie sur sa plume.
Contribution culturelle
A contribué à installer le hip-hop à Treichville quand le terrain était hostile au genre, participe à la dynamique collective ABIDJAN SUD TAPE avec des pairs de Treichville, Marcory, Port-Bouët et Koumassi. Contribution locale identifiable.
Authenticité du positionnement
Le discours reste cohérent (refus de se laisser enfermer dans l’étiquette « artiste zouglou »), mais son refus net de revenir sur la polémique MC One (« je veux pas parler de ça ») laisse une zone d’ombre factuelle à traiter par omission, pas par reformulation.


