CANADIEN est un rappeur, beatmaker et ingénieur du son indépendant originaire de Yamoussoukro, aujourd’hui installé à Abidjan. Son nom de scène date du lycée : ses camarades l’appellent déjà « le Canadien » quand il fait ses premiers pas au micro. Il le précise lui-même, ce surnom n’a aucun lien avec le Canada. Il signe aussi Lil Sevy Le C, « Sevy » étant « Yves » écrit à l’envers.
Il découvre le rap avec Kiff No Beat, mais c’est son grand frère, le rappeur Sevy, qui le pousse à écrire à son tour. Longtemps chanteur de salon découragé par le peu d’attention portée aux artistes émergents, il se lance en 2020, porté par la montée du rap ivoirien et par le mouvement local mené par Famous Freaky et Ozaki.
CANADIEN revendique une drill ivoirienne qui mélange nouchi, français et anglais. Il a inventé sa propre formule en nouchi, « Les déambulements sont unilatéral », un appel à travailler sans relâche face à l’adversité. Il présente « Matraque » comme sa carte d’identité musicale et a publié l’EP « Comme au début » sur Audiomack. Dans ses textes, il interroge les aînés du milieu, qui ferment selon lui la porte à ceux qui ont trimé pour se faire une place.
Actif sur la scène de la région du Bélier, il a participé à un collectif de rappeurs de Yamoussoukro. Le 27 mai 2023, il a partagé la scène d’un showcase dans sa ville avec Andy S, Famous Freaky, Ozaki et Marla. Il déclare avoir reçu le prix du meilleur rappeur de Yamoussoukro aux ANGA Awards.
INSCRIPTION CULTURELLE :
CANADIEN rappe depuis 2020. Il a été initié par son grand frère, le rappeur Sevy, et il fait aussi des beats et du travail d’ingénieur son. Son déclic montre qu’il suit de près l’évolution du rap ivoirien : il cite l’essor porté par Himra et Didi B, et le mouvement local mené par Famous Freacky et Ozaki. Il est ancré concrètement dans sa scène, avec un collectif de rappeurs de Yamoussoukro et un showcase le 27 mai 2023. Ses références restent limitées au rap ivoirien récent, sans culture Hip-Hop plus large.
COHÉRENCE ARTISTIQUE :
Son identité est stable depuis le lycée. Il a un nom de scène qu’il assume, un genre revendiqué (drill ivoirienne), une formule en nouchi qu’il a inventée et un morceau qu’il présente comme sa signature, « Matraque ». Ce positionnement doit encore être confirmé à l’écoute, puisque ni « Matraque » ni l’EP « Comme au début » n’ont pu être écoutés.
EFFORT D’EXPRESSION :
Son extrait de texte (« On a barra pour être grand, et maintenant qu’on est grand, les devanciers veulent nous descendre. Mais pourquoi ? ») traite un vrai sujet, en nouchi : les aînés du milieu qui ferment la porte aux nouveaux. Sa formule « Les déambulements sont unilatéral » montre aussi un goût pour le jeu de langue. Mais une seule ligne et une réponse courte sur sa méthode d’écriture ne suffisent pas à établir une plume singulière.
CONTRIBUTION CULTURELLE :
Il ouvre un débat pertinent sur la mise à l’écart des artistes émergents par les organisateurs et producteurs, et il représente une scène hors d’Abidjan encore peu couverte. Mais sa reconnaissance reste locale et déclarée : le prix aux ANGA Awards n’est pas vérifié, et il n’a pas d’impact visible au-delà de Yamoussoukro.
AUTHENTICITÉ :
Ses réponses sont franches et cohérentes. Il reconnaît spontanément n’avoir aucun lien avec le Canada, il assume d’être seul et indépendant, et il dit avoir longtemps chanté sans être payé, « pour l’amour de la musique ». Ses ambitions démesurées (« le prochain Alpha Blondy », « les rois au niveau mondial ») relèvent de la fougue d’un jeune artiste, pas d’une image fabriquée.



Yo famille moi c’est le Show nationale. Je vous informe que le Canadien la pépite montantes de yakro est flèches pour la suite apporter beaucoup beaucoup de force pour l’encourager. Ceux gas c’est mon gas et je sais de quoi je vous parle il vient de loin et il nous réserve plus lourd que ça donc pour rien raté abonné vous et suivez toute l’actualité de ses mouvements c’est un dur.
Man t’a vu que je te soutiens nn