Né le 4 juillet 2002 à Dabou, Gadagaud Krys Kerone, alias KERONE, découvre le rap en 2014 grâce à un cousin. Captivé, l’adolescent assiste à chaque répétition du groupe familial jusqu’à connaître tous les textes par cœur — une immersion qui forge son rapport à la culture Hip-Hop. D’abord baptisé « Kerozen », il abandonne ce blaze face à la montée de l’artiste du même nom et choisit, sur le conseil d’une amie, de garder son prénom.
L’identité de KERONE repose sur une dualité assumée. D’un côté, Kerone, le versant doux qui raconte les réalités sociales et s’ouvre émotionnellement sur des sonorités dancehall, plug et trap mélo. De l’autre, Ron’k, plus brut et hardcore, qui crache la hargne et la volonté de gagner sur de la trap DMV. Cette double voix structure jusqu’à sa méthode : écriture introspective en mode Kerone, freestyle « en devantgbahé » — sans texte écrit, directement au micro — en mode Ron’k, pour plus de vérité.
Passionné d’audiovisuel et formé à l’ISTC, il réalise et monte lui-même ses clips sous la signature « krys kerone », revendiquant l’esprit d’indépendance comme essence même de l’underground. Nourri par le rap ivoire (Kiff No Beat, MC One, Bop de Narr, Garba 50, Himra) et la scène trap/drill internationale (Kodak Black, Young MA, Skillibeng), il construit en autonomie un univers cohérent.
Après le projet engagé OUPS Vol. 1, KERONE prépare sa mixtape Bonne Énergie, attendue en juin.


