ABESCAR est un rappeur ivoirien originaire d’Abobo — la commune populaire du nord d’Abidjan qui a façonné sa façon de penser, d’écrire et de se positionner. Installé à Paris depuis plusieurs années, il revendique une identité simple et sans ambiguïté : « un Ivoirien qui vit en Occident. » Pas de crise diasporique, pas de camp à choisir — l’ivoirité comme état de fait.
Il est le créateur de la Golbadine, un concept qui dépasse le style musical pour toucher à une philosophie : celle du Golba, « celui qui fait pousser un goyavier sur du goudron même s’il déteste les règles. » Ses fans — les Golba — partagent ce rapport au monde avant de partager une playlist.
Musicalement, ABESCAR travaille avec le beatmaker Mr Behi, dont la signature — trap américaine croisée aux rythmiques du coupé-décalé — crée l’espace exactement là où d’autres l’auraient rempli. Ses textes, entièrement en nouchi, convoquent Abobo, la rue, le zighehi et DJ Arafat dans le même souffle.
Kelentai (2026), son dernier single, porte ce programme en 3 minutes 02. La suite — un EP ou une mixtape — est en préparation. Le retour à Abidjan, lui, est annoncé comme une certitude.


