Née Maureen Coulibaly, Moyi The Sun est une artiste ivoirienne basée à Paris. Élevée à Abidjan jusqu’à l’âge de 16 ans, elle quitte Babi pour la France sans jamais vraiment la quitter — « spirituellement et mentalement, je n’ai jamais quitté Abidjan », dira-t-elle. C’est dans la capitale française qu’elle commence à construire son projet musical sous le nom Moyi The Kid, avant de se rebaptiser Moyi The Sun : un changement de nom qui dit tout. Le soleil, la maturité, la lumière retrouvée après sept ans qu’elle qualifie elle-même d’« abysses ».
Son univers — la Sunny Nation — est à la fois une esthétique, un manifeste et une communauté. Pensé comme un « projet de société miniature » pour les femmes noires, les personnes queer et les profils alternatifs, il traverse toute sa discographie avec une cohérence rare : lexique mystique, posture militante, hybridation assumée entre nouchi, français et anglais. Finaliste de Rappeuses en Liberté 2025 et performeuse au MaMA Music & Convention, elle a fondé en 2025 sa propre structure de production, consolidant une indépendance artistique totale.


